Prendre rendez-vous en ligne




TOT ET CURE DE PROLAPSUS


L'urologue vous a diagnostiqué une incontinence urinaire d'effort et/ou un prolapsus génital nécessitant un traitement chirurgical. Si les deux existent ils doivent être traités dans le même temps opératoire.
La cure d'incontinence d'effort consiste en la mise en place d'une bandelette de soutènement sous urétral. (Technique TOT ou TVT moins fréquente maintenant).

TOT ET CURE DE PROLAPSUS


La bandelette est en polypropylène (nylon), bien tolérée par l'organisme et non rejetée. Elle va former sous l'urètre un hamac permettant une fermeture de celui-ci pendant l'effort et ainsi éviter les fuites.


TOT ET CURE DE PROLAPSUS


L'intervention se déroule sous anesthésie générale ou rachi-anesthésie lors d'une courte hospitalisation de 2 nuits.
Il est fait une incision dans le vagin (par les voies naturelles) sous l'urètre de 2 centimètres de longueur permettant de passer la bandelette qui sera récupérée par une incision dans chaque pli entre la cuisse et la grande lèvre. La bandelette est alors posée sous l'urètre sans tension et son excèdent est coupé au ras de la peau au niveau des cuisses.
Après l'intervention des pertes vaginales sanglantes persistent pendant environ trois semaines et des douleurs dans les fesses et les cuisses peuvent être gênantes pendant en moyenne une semaine (parfois jusqu'à 3 semaines).
Il faut éviter les bains, la piscine et les rapports sexuels pendant 1 mois. Il ne faut pas porter de charges lourdes et faire des efforts brutaux pendant 4 à 6 semaines.
Une consultation de contrôle est prévue 1 mois après l'intervention pour vérifier la cicatrisation, l'efficacité de la bandelette et la bonne vidange de la vessie.


En cas de prolapsus le traitement chirurgical est nécessaire en cas de gêne importante ressentie par la patiente. Deux grands types d'interventions chirurgicales peuvent être proposées :

– La voie haute ou abdominale plus solide, plus durable dans le temps réservée aux patientes de moins de 75 ans en bon état général dont le prolapsus en général n'a jamais été opéré. Cette intervention est plus invasive que la voie basse avec des suites opératoires un peu plus longues raison pour laquelle elle est réservée aux patientes sans antécédents importants. La promontofixation est réalisée par voie coelioscopique et consiste à fixer une ou deux bandelettes de nylon bio-compatible en fonction du type de prolapsus entre la vessie et le vagin pour les descentes de vessie (cystocèle) et entre le vagin et le rectum pour les descentes du rectum (rectocèle).


TOT ET CURE DE PROLAPSUS


Les bandelettes sont alors fixées solidement au promontoire (en avant du disque entre la dernière vertèbre lombaire et le sacrum) formant alors un hamac évitant toute récidive.


TOT ET CURE DE PROLAPSUS




Les suites opératoires après une coelioscopie sont simples et nécessitent une hospitalisation de 3 ou 4 jours. Une sonde vésicale est laissée en place 2 ou 3 jours. Il faut éviter une constipation en prenant un traitement laxatif, éviter tout effort important et le port de charges lourdes pendant 2 mois ainsi que les rapports sexuels.
L'avantage est aussi la préservation de la vie sexuelle car il n'y a pas de réduction de la cavité vaginale.
Pour plus de détails sur la technique chirurgicale voir la rubrique
« chirurgie coelioscopique et robot-assistée ».

– La voie basse aborde le prolapsus par « voie naturelle » c'est à dire par la cavité vaginale. Cette technique est réputée moins solide que la voie haute mais avec des suites opératoires plus simples et s'adresse donc à des femmes plus âgées aux antécédents plus lourds et n'ayant plus de rapports sexuels.
Il n'y a pas d'incision abdominale et la vessie et le rectum sont soutenus par les muscles et les tissus naturellement présents ce qui explique la moindre solidité par rapport à la voie haute. En général la cavité vaginale est rétrécie (difficulté pour les rapports sexuels ultérieurs) et l'utérus lorsqu'il descend peut être enlevé. Les suites opératoires nécessitent une hospitalisation de 2 ou 3 jours. Une sonde vésicale est laissée en place 48 heures. Il faut éviter une constipation en prenant un traitement laxatif, éviter le port de charge lourde et les efforts violents pendant au moins 1 mois. Des pertes vaginales sanglantes persistent pendant 3 semaines interdisant les bains et les rapports sexuels.