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RESECTION TRANSURETRALE DE LA PROSTATE


Resection transuretrale de la prostate


Lorsqu'il est décidé d'une intervention de l'hypertrophie bénigne de la prostate, une résection est décidée si le poids de l'adénome prostatique est de moins de 80 grammes.

Cette intervention se déroule sous anesthésie générale ou rachianesthésie.
Elle consiste à l'ablation de l'adénome prostatique par les voies naturelles sans ouverture abdominale. La résection n'enlève pas toute la prostate mais seulement la partie qui obstrue le canal urinaire et qui est responsable de la gêne.
Il est introduit dans l'urètre un appareil (résecteur) et sous contrôle vidéo l'adénome prostatique est coupé en copeaux par une anse électrique. Les copeaux sont envoyés à l'analyse pour être certain de l'absence de cancer.
En fin d'intervention est laissée en place une sonde urinaire pendant 2 ou 3 jours.


Resection transuretrale de la prostate


La cicatrisation de la prostate dure entre 2 et 3 mois.
Des besoins urgents et pressants d'uriner peuvent persister pendant cette période. Du sang dans les urines peut apparaitre pendant les 3 semaines suivant l'intervention nécessitant alors l'augmentation des boissons.
Il est demandé de ne pas faire d'effort important en post opératoire et de ne pas porter de charges lourdes.
Il est conseillé de ne pas être constipé et de ne pas pousser pour aller à la selle.
Il est également conseillé de ne pas avoir de rapports sexuels pendant le mois suivant l'intervention.

Comme toute intervention sur l'hypertrophie bénigne de la prostate, la résection de la prostate entraine une éjaculation rétrograde, c'est à dire une inversion de l'évacuation du sperme qui remonte dans la vessie et se mêle à l'urine.
Ni les érections (rigidité du pénis), ni le plaisir sexuel ne sont altérés par cette technique.
Certaines complications rares peuvent survenir après l'intervention : une infection se traduisant par des brulures, des envies fréquentes avec parfois de la fièvre. Celle-ci se traite par antibiotiques après avoir fait un examen d'urine (ECBU).
L'apparition de sang dans les urines est banale et nécessite simplement l'augmentation des boissons.
Une diminution de la force du jet peut survenir quelques mois après l'intervention. Cela est dû à un rétrécissement de l'urètre qui se traite par dilatation sous anesthésie locale.
Une réintervention du même type peut être nécessaire car la prostate « repousse » et est responsable de nouveau de troubles urinaires (5% dans les 10 ans).